COURS en AUTO IDENTIFICATION


EGO

Qu'est-ce que l'ego ?

Il est difficile d'expliquer que la personne identifiée à un concept ne peut pas exister vraiment. Mais les personnes souffrent inévitablement de l'expérience de l'ego. On peut définir l'ego comme étant une représentation imagée de soi. La personne se fait une idée d'elle-même. Elle s'attribue des qualités positives et négatives. Quand la personne croit cette image, elle en devient l'esclave. C'est une définition classique, mais dans les faits, l'ego ressemble plus à ceci:

L'individu qui définit son existence avec celle de la vie dans le corps physique et ce, en tant que "je", est l'ego. Le Soi, qui est pure conscience, n'a aucun sens-ego de ce "je". Le corps physique aussi n'a aucun sens-ego de ce "je", car il est inerte. Entre les deux, entre la pure conscience et le corps inerte, mystérieusement, il apparait un ego-sens ou la notion d'un "je", un hybride qui n'est aucun d'eux, et cela se développe comme un être individuel. Cet ego ou individu est à l'origine de tout ce qui est futile et indésirable dans l'existence. Par conséquent, il doit être détruit par tous les moyens, et après, le "Ce" qui reste, est toujours intacte et resplendissant. C'est la libération ou la réalisation de soi. (Réf.. Adaptation par Arthur Osborne de "Spritual Instruction" du Maharshi ch.1)


En terme d'étude, il peut être utile de considérer l'ego en trois niveaux distincts.

Premier niveau: [La perception, le phénomène]

Nous pouvons comprendre que le phénomène soit involontaire, sans cause, non objectif et symbolique. Cela implique une force "mentale" qui se symbolise par des contenants (corps) qui se contiennent eux-mêmes sans fin ni contenu autre qu'eux-mêmes, dans une succession de mises en scène discontinues. Même si le processus est imaginaire, cela semble fonctionnel comme dans le rêve, parce que le matériau de base "JE" est là pour le percevoir. C'est phénoménal, à ce stade il n'y a pas de danger, parce que cet ego est neutre envers lui-même. Pour le sage libéré, le phénomène est considéré parfait et pur reflet de soi.

Deuxième niveau: [Je suis né, auto-identification]

C'est la perception symbolique de soi (le phénomène) confondue pour une réalité objective extérieure. Un "je conceptuel" associe l'existence au corps inerte; c'est le "je suis né", même si ce "je" n'a pas assisté au fait. C'est un ego personnel. Il se qualifie lui-même, et il y a auto-identification ou identification intrinsèque au concept. Cet ego présume que les stimuli des sens proviennent de l'extérieur et il se croit assujetti à un scénario extérieur à lui-même. Cet ego pense et fabule: "Je suis un corps", "Je suis vivant"; des idées qui font fi des faits. Il y a SÉPARATION et DUALITÉ en rapport avec soi. À ce stade, la pensée de la personne se contredit, la domination du mental s'installe avec la conviction d'un monde indépendant et complètement leurré de concepts qui se révèleront faux et douloureux. Le symbole "corps" est erronément considéré l'égal du "JE SUIS". C'est là où l'erreur réside puisque l'existence n'est pas qualifiable.

Troisième niveau: [Je possède]

La personne s'approprie les expériences décrites au second niveau et elle est convaincue qu'il y en a d'autre comme elle. C'est la multiplicité. Seul un ego cherche a en évaluer un autre et le non-moi apparaît ennemi de mon groupe, mon territoire, mes affaires, mon ceci et cela. C'est une sur-identification. L'ego personnel s'identifie à l'ego multiple. Le "Je" possède "ceci cela" et la personne doit gérer des possessions fictives. La souffrance est proportionnelle à la sur-identification. C'est un suicide. Le Soi en est conscient et Il intervient quand la personne revient à elle.

Sur la nature de l'ego

Texte qui explique les modes d'opération de l'ego.
Traduit de "Talks with the Maharshi." en pdf

Conclusion :

La "certitude de la mort" n'est pas un instinct : c'est la réaction de l'animal qui est suffisamment conscient de lui-même pour comprendre son destin inévitable, c'est donc quelque chose d'appris, une construction mentale dualiste : "Je suis un corps né et par conséquent je cesserai d'exister". L'identification à cette fiction génère une anxiété pour la simple raison que "je" ne me connais pas et ne peut pas savoir ce qu'est cette chose que "je suis" censé être. C'est pourquoi cette "ombre du sens de soi" ne manquera pas d'être un sentiment de vide ou d'insécurité. Tout ce dont l'ego est terrifié se trouve à l'extérieur de lui et il cherche à se défendre. L'autoprotection est vouée à l'échec; car pour ériger des barrières, nous devons également renforcer nos soupçons qu'il y a effectivement quelque chose dans notre sanctuaire intime qui a besoin de protection, et après enquête, il s'avère qu'il n'en est rien. Aucune protection ne sera jamais jugée suffisante. C'est un "je" divisé contre lui-même.

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